Quelques idées reçues sur la bulle !

Dans son laboratoire de Reims, le physicien Gérard Liger-Belair scrute la bulle. Si pour ce chercheur tout a commencé en Champagne, il observe toutes sortes de bulles dans les liquides. Entretien avec ce spécialiste de l’effervescence.

  • La finesse des bulles informe-t-elle sur la qualité d’un vin effervescent ?

Gérard Liger-Belair : Il est impossible de différencier la bulle d’un champagne et celle d’un crémant, car ce sont deux méthodes traditionnelles. Mais il est possible de différencier les bulles de différents effervescents. La grosseur des bulles reste un critère distinctif de qualité pour le consommateur. Moins chargés en dioxyde de carbone et en sucre, les vins auront des bulles plus fines. Plus le vin prend de l’âge, plus la bulle devient fine. Par conséquent, la petitesse des bulles va nous informer sur l’âge du vin, c’est même le premier caractère des vieux millésimes.

  • La vivacité des bulles est en lien avec la fraîcheur du vin effervescent ?

G. L-B : La vitesse de déplacement des bulles dépend de la température du vin. Mais elle dépend aussi de la taille des bulles, c’est-à-dire de la quantité de gaz dissous… Selon le degré de fraîcheur, la pression ne sera pas tout à fait la même dans la bouteille. Plus l’effervescent est jeune, plus il sera conseillé d’abaisser la température autour de 8 °C. Plus le vin effervescent prend de l’âge, moins il faut enfouir ses arômes dans la fraîcheur, il faut une température de service autour de 12 °C. 

Retrouvez la suite cette intervew sur bonbecboheme.fr

Auteur :
Christelle ZAMORA
Journaliste et conseil éditorial
France

Derniers commentaires

Jules Lamon
Jules Lamon
Expertise winemak-in
il y a 2 mois

Bonjour, merci pour cet article, le lien ne fonctionne malheureusement pas. Bien cordialement

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