Choisir un bouchon : liste des produits disponibles

Le système de bouchage est un élément majeur pour assurer la conservation du vin selon la durée choisie et avec l’oxygénation voulue. Il doit permettre également de réduire les risques de TCA (goût de bouchon), correspondre aux attentes des consommateurs, et avoir un coût adapté aux choix tarifaires du vigneron. Vous pouvez compulser ici une liste -non exhaustive- des différents types de bouchons ...

Les bouchons à base de liège
  • Bouchon en liège naturel tiré de l’écorce du chêne liège, il a 3000 ans d’antériorité… Il a d’excellentes qualités d’oxygénation, on lui reproche d’héberger un champignon qui donne le goût du bouchon et un manque d’homogénéité dû à ses lenticelles. Il garantit une bonne conservation et un bon vieillissement. Il détient 60% du marché en France et est présent sur les vins de garde et haut de gamme. Parmi les plus chers.
  • Bouchon en liège aggloméré : granulats de liège agglomérés par de la colle alimentaire. Pour une conservation inférieure à 6 mois.
  • Bouchon de liège colmaté : en liège naturel, les lenticelles sont colmatées avec de la poudre de liège et de la colle alimentaire.
  • Bouchon technique : composé d’un corps en liège aggloméré et une rondelle en liège naturel collés sur l’un ou les deux bouts. Avoisine les qualités du liège naturel avec une homogénéité en plus.
  • Bouchon en liège purifié : des granulats de lièges débarrassés des molécules de TCA qui donnent le goût du bouchon (Diam). Le procédé utilisé (extraction au CO2 à l’état supercritique) est celui utilisé pour enlever la caféine du café. Il est moins cher que liège, mais n’a pas la même apparence.
  • Bouchon à vis en liège : microgranulés de liège agglomérés. Il est inséré dans une bouteille en verre au goulot fileté (Helix). Il garde les propriétés du liège naturel. Une conservation prévue pour 2 ans. La bouteille peut être ouverte et rebouchée à volonté.
Les bouchons à base d'autres matériaux
  • Bouchon synthétique : à base de polymères (plastique), extrudé ou co-extrudé. On lui reproche une mauvaise gestion de l'oxygénation et d’être donc cantonnées aux vins jeunes. Surtout présent sur le continent américain, la Chine et l’Europe du Sud. Leur utilisation augmente de 50% tous les 10 ans. Moins cher que le liège. Entièrement dérivé du pétrole.
  • Bouchon à empreinte carbone neutre : composé de polyéthylène extrait de la canne à sucre (Nomacorc). 100% recyclable. 15% plus cher que le synthétique classique. Il sera disponible fin 2013.
  • Bouchon en matériaux composites : moitié liège et moitié plastique (Rescoll), il combine les avantages des matières premières d’origine avec une réduction de la consommation d’énergie nécessaire au procédé de transformation des matériaux composites. Moins cher que les synthétiques. Perméabilité à l’oxygène supérieure aux synthétiques et presque égale au liège.
  • Capsule à vis en aluminium : pratique pour les professionnels : restaurateurs et compagnies aériennes. Souvent très hermétique, on lui reproche égalementde ne pas permettre le développement des arômes pour les vins à longue conservation. Cependant, les acteurs du secteur (Amcor par exemple) développent différents types de joints pour une meilleure oxygénation. Prix 2 à 4 fois moins cher que le liège. De plus en plus utilisée : 80% du marché allemand par exemple et 15% en France, essentiellement pour l’export. La bouteille est rebouchable.
  • Bouchon en verre. Une capsule en verre avec un joint (Vini-lok). Il est parfaitement étanche (même qualité et défaut que la capsule en aluminium), il est utilisé sur les vins à rotation rapide. Positionné haut de gamme il est 2 à 3 fois plus cher que le liège. 100% neutre et bouteille refermable.

 

NB : quelques fabricants : ALCOA, AMORIM, NOMACORC, NOVEMBAL, NUTORC INC, RESCOLL, STELVIN…

Il manque une technique ? N’hésitez pas à la rajouter !

Auteur :
Jules Lamon
Community Manager - Winemak-In
Clos Montmartre ;) - France

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