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Devenir aveugle lui ouvre les yeux.
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Publiée le 03/06/2020 13:43
Viticulture Communication & Médias Actualités

"Un concept récent que j'avoue avoir du mal à lier, même de loin, au fameux bon sens paysan.
Il se trouve que j'ai, comme nombre de gens, une multitude d'ancêtres paysans. Que je sache aucun d'entre eux n'a jamais éviscéré un cerf afin d'en récupérer la vessie avant de la bourrer d'achilée millefeuilles.
En outre on me permettra de douter que cette activité relève d'un quelconque bon sens."

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Commentaires (2)
il y a 1 mois
André Fuster

"Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir, et une avalanche de malheurs ou de maladies se succédant sans interruption dans une famille ne la fera pas douter de la bonté de son Dieu ou du talent de son médecin"
"Du côté de chez Swann".

Ce qui me remémore, donc trop tard, que je voulais illsutrer mon propos sur l'azote, le guano et le XIXème siècle avec ce passage de Hugo, dans "Les Misérables", dans les égouts ("lintestin de Léviathan") :

"La science, après avoir longtemps tâtonné, sait aujourd'hui que le plus fécondant et le plus efficace des engrais, c'est l'engrais humain. Les Chinois, disons-le à notre honte, le savaient avant nous. Pas un paysan chinois, c'est Eckeberg qui le dit, ne va à la ville sans rapporter, aux deux extrémités de son bambou, deux seaux pleins de ce que nous nommons immondices. Grâce à l'engrais humain, la terre en Chine est encore aussi jeune qu'au temps d'Abraham. Le froment chinois rend jusqu'à cent vingt fois la semence. Il n'est aucun guano comparable en fertilité au détritus d'une capitale. Une grande ville est le plus puissant des stercoraires. Employer la ville à fumer la plaine, ce serait une réussite certaine. Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or.
Que fait-on de cet or fumier? On le balaye à l'abîme."

Bref tout çà pour dire que si j'ai repris mon blog sans trop forcer ni sur la régularité de publication ni sur la diffsion de la chose c'est que je cherche avant tout à me faire rire en l'écrivant et peut êtrefaire rire, en retour, quelques lecteurs dont certains pourront peut-être, en plus, y trouver un intérêt quelconque.

Quant à faire bouger les lignes en général et sur la biodynamie en particulier, comment dire ...
Mais, bon, si mes mots peuvent amener quelques lecteurs à s'intérroger sur le sens de tout çà ce sera un genre de succès.

(Sur ce je fonce ajouter Hugo à mon texte)

il y a 1 mois
Bernard Grandchamp

Merci André : la pédagogie est basée sur la répétition, et tu ne manques ni de l'une ni de l'autre... ????

Mais hélas, comme tu le sais aussi bien sûr (ce qui rend d'autant plus méritoires de ta part les efforts ci-dessus dénommés) : "les faits n'entrent pas dans l'univers de nos croyances" (Proust, dans la Recherche, mais je n'ai pas la référence précise).

Dès lors, il est à craindre que même si nous mettions en place un essai comparatif entre "biodynamie" et "conventionnel" (pour faire court et donc forcément schématique), réalisé en bonne et due "forme" rationnelle, c'est à dire comparant des faits observables et mesurables dépoussiérés de leur appareillage magique (vessie de cerf : mais quel âge pour le cerf, vessie saine ou malade, volume de la vessie, épaisseur de la paroi, etc.), il est à craindre donc que l'effet croyance perdurerait, tant le besoin de croire est protecteur chez H. Sapiens... ????

Et, comme on fait de "bons vins" avec ou sans biodynamie, "les chameaux aboient mais la caravane passe"! ????